ADIEU L’HALOGÉNE, BONJOUR LA LED !

Cette année, la fin des vacances sonne également la fin de la production d'halogène.
Après un report de 2 ans, les fabricants et les fournisseurs d'halogènes connaisent leur dernier été.

 

Un plan européen en plusieurs étapes :

 

A partir du 1er septembre 2018, les ampoules halogènes, stars des linéaires depuis la fin des ampoules incandescentes, quittent progressivement les rayons. C’est la nouvelle étape du plan européen d’efficacité énergétique.

 

La fin des ampoules halogènes marque la dernière étape d’un long chemin vers une consommation d’énergie mieux maitrisée. En effet, la mise en application de la directive européenne d’écoconception (2005/32/EC) avait commencé en 2012 avec la fin des ampoules à filament (incandescente).

 

En effet, différentes étapes ont rythmé cette application à travers différentes réglementations. Ces dernières ont chacune instauré de nouvelles exigences d’efficacité énergétique et de durée de vie pour les produits d’éclairage domestique. Le mot d’ordre : consommer moins tout en offrant toujours autant de lumière. C’est pourquoi à chaque étape, certaines technologies ont dû quitter les linéaires.

 

Chronologie de la fin de l'incandescence

 

Concrètement qu'est ce que ça veut dire ?

 

A partir du 1er septembre 2018, en réponse à l’étape 6 du règlement européen 244/2009, toutes les ampoules halogènes destinées à l’éclairage domestique seront progressivement retirées des rayons. Les magasins pourront écouler leur stock, mais n’auront plus la possibilité de se réapprovisionner auprès des fabricants. En effet, Il sera interdit d’introduire cette technologie d’ampoules sur le marché européen.

 

Quelles sont les ampoules impliquées ?

 

Le plan d’interdiction des halogènes s’est déroulé en deux phases :

 

  • Une première, appliquée au 1er septembre 2016, interdisant la mise sur le marché des ampoules halogènes à flux dirigés à tension de secteur (c’est-à-dire alimentées sous une tension de 230V). On retrouvait dans cette catégorie des ampoules telles que des ampoules spots, des ampoules paraboliques etc.
  • Pour le reste de la gamme d’ampoules halogènes, l’interdiction a été repoussée au 1er septembre, afin de laisser une certaine marge de manœuvre aux fabricants. Il s’agit essentiellement d’ampoules à flux lumineux non dirigés (alimentée en 220/230 volts). Cette 2ème catégorie comporte des ampoules d’usages courants pour l’éclairage domestique (ampoules sphériques, ampoules flammes etc.). 

 

Seules exceptions à cette mesure, les ampoules aux culots R7S et G9. À ce jour, le marché ne dispose pas d’assez de solutions alternatives, malgré les gaz toxiques emprisonnés dans leur capsule de verre.

Certaines ampoules halogènes, comme les ampoules décoratives, qui n’ont pas fonction d’éclairer, pourront encore être commercialisées.

 

 

Qu'en est-il pour les consommateurs ?

 

Dans ce contexte de transition énergétique, l’accompagnement des consommateurs restent primordiale. Il faut savoir que les consommateurs restent libres d’acheter et d’utiliser des ampoules halogènes s’ils le souhaitent. C’est dorénavant le rôle des distributeurs et fabricants de les informer sur les différentes alternatives :

 

  • LA LED

 

La LED est la solution préconisée par les institutions telles que le Syndicat de l’énergie ou encore l’ADEME (Agence De l’Environnement Et de la Maitrise de l’Energie). En effet, celles-ci recommandent aux consommateurs de porter leur choix sur les sources LED pour leur éclairage domestique, pour différentes raisons :

 

  • Le prix : bénéficiant d’un double effet positif suite à l’interdiction des ampoules incandescentes, la LED s’est rendue plus accessible. Tout d’abord, avec l’augmentation de la demande qui a permis une augmentation des volumes de production. Ensuite, la technologie employée évoluant d’année en année, qui a permis une meilleure maitrise de la production. Par ailleurs, la LED a pour particularité d’être rapidement rentabilisées grâce à leur longévité.
  • Leur durée de vie : Avec une durée de vie prolongée (jusqu’à 50 000 heures), la LED reste la technologie avec la longévité la plus longue.
  • Leur consommation : la LED a pour particularité de restituer presque entièrement l’électricité consommée sous forme de lumière. Ainsi elles consomment 6 à 8 fois moins qu’une ampoule halogène et 10 fois moins qu’une ampoule incandescente.
  • L’écologie : les ampoules LED sont plus facilement recyclables.

 

Par ailleurs, les ampoules LED se voient être rapidement rentabilisées (environ 2 ans / Cf. Schéma suivant) grâce à leur longévité.

 

 

Ainsi la LED (et l’ensemble de ses avantages ) se positionne comme le remplaçant idéal à l’halogène.

 

  • LA FLUOCOMPACTE

 

La 2ème alternative à l’halogène se trouve être les ampoules fluocompactes (ampoules avec tubes blancs en spirale) : elles ont tout comme les produits LED une durée de vie supérieure à celle des halogènes. Longtemps confondu avec la LED et moins cher que cette dernière, leur performance en consommation d’énergie et en éclairage restent cependant inférieures à celles de la LED. De plus, leur recyclage nécessite un tri spécial en magasin et leur temps d’allumage peut parfois être assez long.

 

TF1 nous éclaire sur la question au travers de ce reportage, diffusé lors de son JT du dimanche 26 aout.

 

 

 

 


A SAVOIR :

 

  • Lors de l’entrée en vigueur d’un nouveau (futur) règlement relatif aux exigences en matière d’écoconception, ces exigences ne s’appliqueront que sur les produits mis sur le marché après cette entrée en vigueur. Ce règlement n’aura pas d’effet sur le stock disponible le jour de son entrée en vigueur. En effet ce règlement visera la mise sur le marché des produits, et non les produits déjà sur le marché.
  • Les classes d’efficacité énergétique mentionnées se réfèrent au règlement européen 874/2012 du 12 juillet 2012 sur l’étiquetage énergétique des produits d’éclairage (modifié par les règlements européens 518/2014 et 2017/254).
  • Cette déclaration ne tient compte que de la législation actuellement applicable (versions consolidées des règlements européens 244/2009, 245/2009, 874/2012 et 1194/2012) ; elle ne tient compte d’aucune législation future et à adopter.